Mot du Doyen : Commémoration des 60 ans de la Faculté de Médecine de l’UNIKIN.

Honorables Députés et Sénateurs actuels et honoraires

Leurs Excellences Mesdames et Messieurs les Ministres présents physiquement et intentionnellement, également actuels et honoraires.

Plus particulièrement notre double tutelle, Leurs Excellences Messieurs les Ministres de l’ESU et de la Santé Publique.

Leurs Excellences messieurs les Ambassadeurs, physiquement présents ou intentionnellement

Messieurs les Représentants des Organismes internationaux de coopération multi et bilatérale

Ce 16 ème jour du mois de Novembre 2017 est pour la faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa, tout simplement un très grand jour. La sagesse populaire universelle reteint deux événements majeurs dans la vie de tout être, la naissance et la mort ; mais la fille aînée des facultés de Médecine de la R D Congo vous prie d’accepter un troisième temps fort, c’est celui de l’accomplissement  de  60 ans d’âge.  Que tous les sexagénaires et plus, daignent l’inscrire dans leurs agendas spatio-temporels. A ce titre, Soyez donc tous remerciés pour avoir bravé intempéries et surtout bousculer vos agendas en pleine semaine pour rehausser de votre présence cette cérémonie.

Le Doyen de la faculté de Médecine reconnaît devant tous, son incapacité à expliquer de cet endroit, la portée historique, philosophique et émotionnelle de revêtir un habit neuf à l’occasion de 60 ans.

Faisons un peu d’histoire  et rappelons que cette faculté est réellement issue de la volonté de quelques Professeurs  de l’Université Catholique de Louvain qui en 1925,prirent l’initiative de créer un centre médical à Kisantu dans le Congo Central, à proximité de missions catholiques de la compagnie de Jésus. Ainsi fut créer la FOMULAC (Fondation Médicale de l’Université de Louvain en Afrique Centrale), ainsi qu’une école d’infirmières illustrant déjà l’importance de la transversalité et de la complémentarité entre professionnels de santé. L’Université  Lovanium  fut ensuite créée en 1954  et la Faculté de Médecine dans son statut actuel,  réellement  vu le jour en 1956, regroupant des candidats issus d’une formation de tronc commun de deux ans à la faculté des sciences.

La faculté de Médecine, calquée essentiellement sur le modèle de la métropole  a connu plusieurs étapes, à la dimension de tout l’enseignement supérieur en RD Congo, en passant par la création de l’UNAZA, et de nouveau la séparation en trois universités traditionnelles. L’histoire porte déjà en elle, les stigmates de l’adéquation entre besoin de cadres et opérationnalité de ces derniers dans la résolution avant-tout, des problèmes de la communauté locale. D’où la révision des curricula de formation et la valse conduisant à 6 ans de formation en Médecine générale, à de nouveau 7 ans à l’heure actuelle.

Soixante après où en sommes-nous ?

Honorables, Excellences, distingués invités, chers compagnons,

A la suite d’une analyse institutionnelle sans complaisance et conduite avec l’appui technique de l’USAID,que nous remercions pour ce, Notre faculté a élaboré un plan stratégique couvrant la période de2017 à 2021. Celui-ci s’inspire des missions traditionnelles de l’Université et  trace le cadre opérationnel en accord avec la  mission d’enseignement, de recherche, et celle de services à la communauté.

Notre vision c’est d’être un centre d’excellence, assurant une formation théorique et pratique de qualité. Cette vision suppose un effort d’alignement aux standards internationaux, calqué sur le modèle  de l’éducation via l’approche par compétences.

Notre mission, c’est d’assurer un enseignement de qualité offrant des cadres compétents capables de prévenir, de diagnostiquer, et de traiter les malades ; de promouvoir la recherche orientée prioritairement vers la résolution des problèmes sanitaires de la communauté, et enfin d’offrir des soins de qualité à la communauté.

Nous  prônons  des valeurs d’intégrité, de créativité, d’ouverture et d’excellence.

Notre plan d’action opérationnel s’inscrit dans le souci permanent de rencontrer les critères d’accréditation des écoles de Médecine, fixée à l’horizon 2023. Cet élan futuriste est loin d’être utopique et nous avons entrepris pour y parvenir, d’encourager la relève académique par le plaidoyer en faveur d’un partenariat Nord-SUD soutenu. Nous remercions particulièrement l’accompagnement de la KuLeuven (Belgique), qui a toujours été à côté de nous, même quand nous paraissions infréquentables. Que le Professeur Fons Verdonck ici présent veuilles transmettre aux autorités de la KULeuven, toute notre reconnaissance.

L’enseignement de qualité est une priorité , marquée par la volonté de développer l’acquisition des connaissances via le Laboratoire de simulation. Quoiqu’à l’étape de balbutiements, nous avons un laboratoire de simulation au sein de la faculté, en quête d’enrichissement par des mannequins intelligents et l’acquisition d’un espace plus ouvert. Le système e-learning et la télémédecine sont des créneaux à ressusciter et pou lesquels un appel solennel est-ici lancé à toute institution sensible à notre cri.

La responsabilité sociale des écoles de médecine est notre credo, elle suppose un enseignement de qualité, une recherche opérationnelle efficiente, mais aussi le maintien de la formation continue sous le regard scrutateur de l’autorité de régulation qu’est l’Ordre des Médecins.

Nous sommes en pleine phase de mutation dans ce domaine avec l’initiation des filières innovantes et d’intérêt publique telles que le Diplôme interuniversitaire Tuberculose-VIH-Hépatites virales et comorbidités qui réunit en ce moment plus de 50 professionnels de santé du pays ; le cours international de Paludologie qui est à sa 7ème édition, le cours international sur l’évacuation sanitaire,  les DIU en Médecine du Sport et celui  de la gestion des FVV obstétricales dans le pipeline.

Nous avons entrepris  de développer un véritable partenariat avec l’expertise locale, un partenariat public-privé pour élargir l’accompagnement de nos apprenants dans les structures sanitaires répertoriées

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