Etudiants

  • Gérer cette autonomie nouvelle

A l’université, contrairement au lycée, seuls les travaux dirigés – les fameux TD – sont obligatoires. Finies, les lettres aux parents en cas d’absences répétées. Personne ne viendra vérifier que vous êtes bien présents sur les bancs des amphis et non en train de buller au fond de votre lit. L’entrée à la fac coïncide souvent avec le premier appartement en solo. Une grosse dose de liberté… qui implique une grande responsabilité pour ne pas céder aux sirènes de l’absentéisme dont le chant mène invariablement à l’échec.

« Il y a des étudiants que l’on ne voit jamais », tout au long de l’année académique. « C’est sûr qu’il est facile de trouver une activité plus tentante qu’un cours quand on a 18 ans ». Pourtant un cours auquel on assiste est déjà à moitié appris. Alors un petit effort, on va à tous les cours, pas seulement ceux qui sont obligatoires. « En plus, à l’université, les emplois du temps sont moins chargés qu’au lycée. Pas d’excuse. »

Vous éviterez ainsi de tomber dans le plus gros piège de l’étudiant de première année : « Nombre d’entre eux se rendent compte à la fin du semestre qu’ils n’ont aucune note et croient qu’ils peuvent réussir en récupérant celles d’un camarade ». Encore faut-il trouver la bonne âme qui vous donnera ses cours. Et bien souvent, vous n’y comprendrez pas grand-chose. « C’est le moment où l’étudiant réalise qu’il a des questions, mais trop tard. »

  • Etudier et réviser de manière régulière

Se rendre régulièrement en cours, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. « Certains étudiants pensent à tort, surtout quand ils étaient bons au lycée, qu’ il suffit d’assister aux cours obligatoires et d’étudier un minimum pour avoir son diplôme. Ils déchantent généralement très vite, mais parfois trop tard ».

Autre différence de taille avec le lycée, les contrôles, qui obligent à réviser de manière régulière, ont soit lieu à un rythme beaucoup moins soutenu, soit sont tout simplement supprimés – tout dépend des filières. Les examens se tiennent à la fin de chaque semestre. Mieux vaut s’organiser et travailler au fur et à mesure que de se retrouver noyés sous une montagne de livres à lire et de cours à réviser. D’autant plus que les examens sont généralement concentrés sur une courte période de temps.

Chacun sa méthode pour éviter la panique une semaine avant les examens. A vous de trouver la vôtre, qu’il s’agisse de surligner des cours ou d’élaborer des fiches. Avec les emplois du temps en gruyère de la fac, vous aurez souvent des heures de battements entre les cours. Pourquoi ne pas rester sur le campus –ce qui évite d’être tenté de ne pas revenir – et en profiter pour investir la bibliothèque universitaire ou facultaire ? En mettant ses heures creuses à profit, vous pourrez vous consacrer à autre chose une fois rentré chez vous, avec le sentiment du devoir accompli.

  • Chercher de l’aide 

Il est mieux de poser des questions à l’enseignant sur tout les zones d’ombres.

Trouver les encadreurs mieux reconnus ou recommandés par l’université ou la faculté, mais charge à vous de les repérer dès le début de l’année et de les solliciter, pour vous aider à travailler régulièrement, pensez aussi au tutorat.

En petits groupes, ils expliquent à la demande les notions qui n’ont pas été comprises, proposent des exercices, ou une approche différente du cours, notamment par le biais de vidéos. Dans certaines universités, il existe même des tutorats en ligne. Alors explorez le site de votre fac.